Accès à distance aux caméras : internet et sécurité
Un système de copropriété fonctionne très bien sans internet. Le connecter rend service au syndic, à condition de ne pas ouvrir la porte à tout le monde.
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Faut-il une connexion internet ?
Non. Les caméras enregistrent sur l’enregistreur, sur place, par le réseau câblé de l’installation. Sans internet, la consultation se fait devant l’enregistreur, dans le local où il est installé.
Une connexion sert à deux choses : consulter les images sans se déplacer, et être alerté quand une caméra ou un disque tombe en panne. La seconde est souvent la plus utile.
Quelle connexion
- Une ligne au nom du syndicat des copropriétaires : box fixe ou routeur 4G/5G avec un forfait de données. C’est la solution propre.
- Pas la box d’un résident. Le jour où il déménage, change d’opérateur ou de mot de passe, l’accès tombe. Et les images de la copropriété transitent par un réseau privé que personne ne maîtrise.
Qui peut se connecter à distance
Les mêmes personnes que sur place : celles que l’assemblée générale a habilitées. L’accès à distance ne change pas les règles. On ne regarde pas les caméras en direct depuis son canapé, on consulte une séquence après un incident. Voir qui peut visionner les images.
Chaque personne a son compte. L’enregistreur garde la trace des connexions.
Les risques, et comment les réduire
Des enregistreurs mal configurés sont piratés tous les jours : mot de passe d’usine, accès ouvert sur internet, logiciel jamais mis à jour. Les mesures qui évitent l’essentiel :
- Changer tous les mots de passe par défaut, sur l’enregistreur et sur chaque caméra.
- Un compte par utilisateur, avec des droits limités à la consultation.
- Pas d’ouverture de ports sur la box ; un accès chiffré, par VPN ou par le service sécurisé du fabricant.
- Des mises à jour de sécurité appliquées à chaque visite d’entretien.
- Les caméras sur un réseau séparé, qui n’est pas celui du Wi-Fi de la loge.
- La suppression immédiate du compte d’une personne qui n’est plus habilitée.
Smartphone, tablette, ordinateur
Tous conviennent. L’application du fabricant ou un navigateur suffisent. Ce qui compte, c’est l’appareil : verrouillé par un code, personnel, et sans enregistrement des séquences dans la galerie photo.
Et le stockage en ligne ?
Certains systèmes proposent de stocker les images chez un hébergeur plutôt que sur place. L’avantage : les images survivent au vol de l’enregistreur. Les contreparties : un abonnement, un débit montant suffisant, et la nécessité de savoir où les données sont hébergées et qui y accède. Pour la plupart des copropriétés, un enregistreur local bien protégé suffit.
Voir aussi : les formalités et la protection des données.