Projet de vidéosurveillance en copropriété : les étapes
Entre la première discussion et la première image enregistrée, il s’écoule souvent près d’un an. Le calendrier de l’assemblée générale commande tout le reste.
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Les étapes
- Constater Listez les incidents des deux dernières années : dates, lieux, coût des réparations, plaintes déposées. C’est ce qui justifiera le projet devant l’assemblée.
- Définir le besoin Quelles zones, pour quel objectif ? Protéger le parking contre les vols n’appelle pas le même projet qu’empêcher les dépôts sauvages au local poubelles.
- Consulter Le conseil syndical ou le syndic fait venir des installateurs. Sans visite sur place, pas de devis sérieux.
- Comparer Mêmes zones, même définition d’image, même durée d’enregistrement : c’est la condition pour comparer les prix.
- Voter La résolution, le plan et les devis partent avec la convocation.
- Installer Après l’expiration du délai de contestation, le chantier est planifié avec le syndic.
- Réceptionner On vérifie caméra par caméra que l’installation correspond au plan et à la résolution.
Le calendrier
L’assemblée générale se tient une fois par an. La convocation part au moins vingt et un jours avant, et le syndic boucle l’ordre du jour plus tôt encore. Pour être prêt, il faut lancer la consultation des installateurs trois à quatre mois avant la date prévue.
Après le vote, comptez deux mois de délai de contestation, puis le temps du chantier.
Un cahier des charges en une page
Pas besoin d’un document technique. Les installateurs ont besoin de savoir :
- ce qui s’est passé et où ;
- les zones que la copropriété veut couvrir ;
- s’il existe un local fermé pour l’enregistreur ;
- si un accès à distance est souhaité, et pour qui ;
- les contraintes : immeuble ancien, façade protégée, horaires d’intervention.
La réception des travaux
Avec l’installateur, le syndic ou un membre du conseil syndical vérifie :
- chaque caméra, de jour et de nuit : cadrage, netteté, absence de zone privative à l’image ;
- la durée de conservation réglée sur l’enregistreur ;
- la date et l’heure ;
- les comptes d’accès : un par personne habilitée, aucun mot de passe par défaut ;
- la pose des panneaux ;
- la remise du plan à jour et de la documentation.
Les réserves sont notées par écrit et levées avant le solde de la facture.
Ce qui fait échouer un projet
- Une résolution vague, que des copropriétaires contestent.
- Un devis sans plan : personne ne sait ce qui sera filmé, la discussion s’enlise en séance.
- Un système trop ambitieux pour le budget, revu à la baisse après le vote et qui ne correspond plus à la résolution.
- Une installation sans maintenance, hors service dans l’année.
Voir aussi : le budget et le vote en assemblée générale.