Choisir les caméras et l’enregistreur d’une copropriété
Une fiche technique aligne des dizaines de sigles. Une demi-douzaine décident si l’on reconnaîtra quelqu’un sur l’image.
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Caméras IP ou analogiques
Les caméras IP transmettent une image numérique sur un câble réseau, qui les alimente en même temps (PoE). C’est aujourd’hui le choix par défaut : meilleure définition, un seul câble, matériel interchangeable.
Les caméras analogiques haute définition utilisent un câble coaxial. Elles gardent un intérêt lorsque l’immeuble possède déjà un câblage coaxial en bon état, qu’il serait coûteux de remplacer.
Les critères qui comptent
| Critère | À quoi il sert | Repère |
|---|---|---|
| Définition | Reconnaître un visage, lire une plaque | 4 mégapixels pour un hall ; davantage pour une zone large |
| WDR | Voir un visage devant une porte vitrée ou une rampe en plein jour | Indispensable aux entrées |
| Vision nocturne | Obtenir une image exploitable sans éclairage | Infrarouge, ou capteur à haute sensibilité qui garde la couleur |
| Focale | Régler la largeur du champ | Champ serré sur les passages, large pour la vue d’ensemble |
| IK10 | Résister aux coups | Partout où la caméra est à portée de main |
| IP66 ou IP67 | Résister à la pluie et à la poussière | En extérieur et en parking |
| ONVIF | Rester compatible avec d’autres marques | Pour ne pas dépendre d’un seul fabricant |
Dôme ou tube
Le dôme est compact, difficile à dévier et ne laisse pas voir la direction filmée : c’est le format des halls et des parkings. La caméra tube porte plus loin et se justifie en extérieur, en hauteur, hors d’atteinte.
Les caméras motorisées ne conviennent guère à une copropriété : personne ne les pilote, et elles regardent rarement au bon endroit au bon moment.
Faut-il de la 4K ?
Pas partout. Deux fois plus de pixels qu’une caméra de 4 mégapixels, c’est à peu près deux fois plus de stockage. La très haute définition se justifie sur une zone large que l’on ne peut couvrir autrement. Dans un hall, une caméra de 4 mégapixels bien placée identifie mieux qu’une caméra 4K mal orientée.
L’enregistreur
L’enregistreur réseau reçoit les flux, les stocke et gère les droits d’accès. À vérifier :
- Le nombre de voies, avec une marge pour ajouter des caméras.
- La capacité de stockage, calculée à partir de la durée de conservation votée.
- Des disques durs conçus pour la vidéosurveillance, qui supportent l’écriture continue.
- Les alertes : l’enregistreur doit signaler un disque défaillant ou une caméra déconnectée.
- Les comptes : plusieurs utilisateurs, avec des droits distincts et un journal des connexions.
Enregistrer uniquement sur une carte mémoire dans chaque caméra ne suffit pas : la carte part avec la caméra si celle-ci est arrachée. Elle peut servir de secours en cas de coupure du réseau.
Le réseau et l’alimentation
- Un commutateur PoE alimente les caméras par le câble réseau.
- Un câble réseau porte jusqu’à cent mètres ; au-delà, on passe par un relais ou de la fibre optique.
- Un onduleur protège l’ensemble des microcoupures et des surtensions.
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Les kits grand public sans fil : portée aléatoire dans le béton, piles à changer, images hébergées on ne sait où.
- Les caméras avec microphone actif. Voir caméras factices, cachées et micros.
- Le matériel fermé, qui impose le même fabricant pour chaque remplacement.
Voir aussi : où installer les caméras.